Histoire d’été : 1959, COBOL

Cobol est sans doute un des langages les plus utilisés dans le monde. On estime à +200 milliards de lignes de code en production ! Depuis 1959, il sévit dans le monde mainframe.

Cobol signifie : Common Business Oriented Language. Bref, c’est un avant-tout un langage métier, pour les entreprises. C’est un des premiers langages dit de haut niveau, car, on n’attaque pas le matériel directement, comme en binaire / assembleur. 

Il commence à apparaître en 1959 au Conférence on Data Systems Languages (CODASYL). Il s’agit d’un comité américain pour combiner les efforts de l’industrie, des universités et du gouvernement fédéral. COBOL est en parti basé sur le langage de programmation FLOW-MATIC, développé par Grace Hopper. COBOL est un développement commun. 

La première définition du langage date de mai 1959 :

- être simple comme l’anglais

- facile à utiliser, avec un minimum de puissance matérielle

- utilisable sur les ordinateurs 

Mais l’utilisation de COBOL était incertain au début mais rapidement, le langage s’imposa comme LE langage métier. Les premiers compilateurs COBOL apparaissent en décembre 1960. C’est une étape fondamentale car pour la première fois, un même code a été compilé sur 2 machines différentes (UNIVAC II, RCA 501) et exécuté de la même manière. Les spécifications du langage évoluent en 1959-60. Le langage proprement dit est développé courant 1960 (connu sous le nom de Cobol 60).

Les lignes de code ne peuvent dépasser 80 caractères par ligne (le fameux 80 colonnes). Cette restriction vient de la limite physique des cartes perforées utilisées qui étaient de 80 colonnes ! Mais, COBOL contourne cette limite car une ligne de code peut avoir plusieurs lignes. 

Typiquement, la structure est la suivante :

1-6 : pour le numéro de la page et les numéros de lignes. 

7 : ligne réservée pour * (commentaire), - pour les phrases sur plusieurs lignes, / pour stopper l’impression, D pour le debug…

8-72 : c’est là que l’on écrit le code proprement dit. Les colonnes 8-11 sont pour les divisions, sections et paragraphes. C’est que l’on appelle l’AREA A. Les colonnes 12 à 72, c’est tout le reste : les phrases. C’est l’AREA B. 

73-80 : Ne doit absolument contenir de code. Le compilateur ne prenait pas en charge ces colonnes. C’est là que l’on trouvait le nom du programme, de l’écran, du serveur, le nom de la macro, etc.  

Avec les évolutions des machines et du langage, plusieurs sections sont devenues obsolètes.

COBOL étant très structuré, il impose une logique hiérarchique, le langage n’est pas permissif. Il existe 4 divisions (grosso modo des blocs de code ayant chacune une utilité précise dans le programme COBOL) qui elles-mêmes contiennent des sections qui sont formées de paragraphes. Chaque paragraphe commence par une étiquette et contient des phrases se terminant par un point (comme le ; que l’on oublie souvent). Chaque phrase est une ligne de code contenant des instructions et elle commence forcément par un verbe avec, si besoin, des clauses (en quelque sorte des paramètres).

Catégorie actualité: 
Image actualité AMP: